quarta-feira, 16 de agosto de 2017

s’en aller



Personne ne va nul part. Ils ne délocalisent que le corps. Ils portent des affections et des traumatismes. Sur leur pylore l’anguille de l’angoisse. En mer, tout corps est un continent à la dérive. Qui s’en va n’arrive jamais. On le voit. Graphiquement. L'épine du changement se radiographe au bord des falaises et des eaux sourdes. Toi qui viens, veux-tu naviguer mes eaux à 68 %? Mon bateau, une main sur les cheveux, sur cet innombrable odyssée. Qui vous chante ? Homère n’est plus ici. Près de la mer, les bergers, il y a des siècles, rêvent l'Ithaque dont ils n'ont jamais rêvé